Les Philippines : les îles de Cebu, Bohol et Negros

Du fait du nouvel an chinois, j’ai des vacances imposées. Hugo doit rester travailler, je décide de partir aux Philippines avec Clémentine, une amie de France.

Ile de Cebu

Nous atterrissons le samedi soir à Manille, dormons dans une chambre d’hôtel près de l’aéroport et reprenons un vol pour Cebu dès le dimanche matin. Arrivées à Cebu, nous prenons un taxi qui nous emmène à la station de bus « sud » pour en prendre un direction Oslob. 3h30 après, nous demandons au chauffeur de nous arrêter sur le bord de la route, afin d’aller à notre hôtel (heureusement que nous avions « maps.me » car personne ne connait les hôtels où nous nous arrêtons et il n’y a pas d’arrêts officiels).

Après avoir posées nos affaires, nous prenons un tuktuk direction les chutes Tumalog.

A l’arrivée, nous décidons de monter sur un scooter pour nous emmener aux chutes car ça grimpe bien.

Les chutes sont vraiment jolies, ça fait du bien de se sentir enfin en vacances après tous ces transports.

Certaines personnes se baignent, ça doit être agréable. Dommage pour nous, nous n’avions pas prévu le maillot. L’eau est turquoise, c’est magique.

Nous décidons de repartir à pieds, et rencontrons la faune locale dont une espèce pas forcément rassurante. Nous sommes entourées par la jungle, c’est beau, c’est vert.

Retour à l’hôtel pour un dodo bien mérité. Le lendemain matin, debout à 5h30 afin de partir voir les requins baleines à Oslob. Nous prenons un tuktuk qui s’occupe de nous y emmener, d’acheter nos tickets et de nous ramener à l’hôtel à la fin de l’excursion.

Bon c’est vrai que c’est très touristique, mais les animaux sont dans leur milieu naturel, et le « nourrissage » ne se fait que le matin. Je n’aurai loupé ce moment tant attendu pour rien au monde.

Retour à l’hôtel où l’on prend notre petit déjeuner puis nous reprenons un bus qui nous déposera dans un autre hôtel près d’Alcoy. Après avoir déposer nos affaires, nous louons une moto automatique à l’hôtel et prenons la route de Osmena Peak.

Nous mettrons au moins 1h30 pour y arriver. La route pour y accéder est magnifique, nous passons dans la jungle et traversons quelques villages isolés.

A l’arrivée, nous laissons notre moto et empruntons le chemin direction le peak. Nous ne comprenons pas pourquoi les alentours sont remplis de choux, peut être que le climat est favorable à leur exploitation.

A l’arrivée au sommet, nous ne voyons rien, tout est brumeux, c’est dommage.

Nous décidons d’attendre un peu pour voir si la chance tourne. Quelle bonne idée, le temps se dégage et laisse apparaître des centaines de monts devant nous, c’est superbe.

Pour l’instant, nous sommes chanceuses, le soleil est avec nous. Nous avons eu seulement une grosse averse qui nous a obligé à arrêter le scooter 15 minutes au bort de la route le temps que l’averse s’arrête.

Nous reprenons donc la route en direction des chutes Kawasan. Encore une bonne heure de route dans la jungle, toujours moi en pilote et Clémentine en co-pilote derrière moi. Nous y arrivons vers 15h et le soleil est toujours là.

Les chutes sont superbes, certaines personnes font du canyoning. L’eau est toujours turquoise, les chutes se présentent sur 3 étages et le chemin pour s’y rendre est vraiment sympathique.

Nous repartons vers 16h15, car nous aurions souhaité ne pas rouler de nuit, mais ça s’était sans savoir ce qui allait nous arriver.

Pas le choix, il faut reprendre la route de l’allée qui traverse l’île et donc repartir dans la jungle. Au bout d’une heure, c’est la catastrophe, il commence à pleuvoir de plus en plus (on apprendra plus tard qu’un typhon était en train d’arriver). Il nous reste 20km à faire, sauf que la route se transforme en gadoue avec des trous partout si bien que Clémentine doit descendre tous les 50 mètres car nous glissons trop et nous sommes déjà tombées une fois, on ne voudrait pas se faire plus mal. La nuit commence à tomber, la pluie est torrentielle, le sac de Clem a 5cm d’eau et le téléphone ne fonctionne plus car il est trop mouillé… Là on commence vraiment à flipper, jusqu’à ce qu’un mec arrive derrière nous en scooter et nous dit que le scooter que nous louons est celui de son cousin et qu’il va nous suivre jusqu’au bout pour qu’on se sente plus en sécurité, merci encore à lui.

Nous arrivons saines et sauves à l’hôtel vers 18h00.

Le lendemain matin, il pleut toujours, nous demandons à l’hôtel si cela pose un problème pour les ferrys, la fille nous répond que non. Tant mieux, nous voulons quittons cette île qui ne nous a pas laisser un excellent souvenir.

Nous prenons donc le bus direction Argao, où les ferrys pour Bohol partent à 4h30 et 12h.

Nous souhaitons prendre celui de 12h. Mais à l’arrivée, une personne nous informe que les Visayas sont touchées par un typhon et qu’aucun ferry n’est autorisé à quitter le port pendant plusieurs jours. QUOI?? euh là c’est pas possible, on ne veut pas rester sur cette île maudite. Nous arrivons à trouver un taxi qui nous emmène au port de Cebu, et là c’est le même discours, pas de ferry aujourd’hui, il faudra retenter sa chance le lendemain.

Bon nous réservons un hotel sur Cebu et on partons faire du shopping le reste de l’après midi.

Ile de Bohol

Le lendemain matin, les ferrys repartent, nous ferons la queue pendant 2h30 afin d’avoir un ferry à 13h. (sachant que nous sommes arrivées à 7h).

Nous arrivons enfin à Bohol vers 18h et prenons un tuktuk direction notre hôtel à Loboc. Pas de chance pour nous, l’hôtel avait annulé notre réservation dû au typhon (alors que nous avions confirmé la veille que nous venions), bref, nous nous retrouvons dans une minuscule chambre, où nous ne resterons qu’une nuit. Dès le lendemain, nous quittons cet hôtel pour un autre à 1km, qui est vraiment top (Loboc River Resort).

Nous louons un scooter pour aller nous prélasser à Alona Beach. C’est joli, et ça fait du bien de voir enfin des touristes. Je n’aurais jamais cru dire ça un jour, mais les voir nous a un peu réconforté car à part lors de l’excursion des requins baleines, nous n’en avions pas croisé.

Nous mangeons au « bee farm », c’est délicieux et ça restera le meilleur repas de notre séjour.

Nous retournons à l’hôtel où nous profitons de la piscine et des alentours avec la rivière à côté. Nous faisons d’ailleurs une rencontre un peu surprenante.

A 20h, nous partons en bateau voir les lucioles, elles sont rassemblées autour d’un arbre, on dirait un sapin de Noël qui clignote.
Je mets 2 photos, même si elles ne sont pas vraiment représentatives de ce que nous avons vu.

Le lendemain, nous louons de nouveau un scooter et partons voir les tarsiers au Conservation Center. Ces petits mammifères de 15cm ressemblent à des gremlins, c’est vraiment mignon. Il faut être discret pour les observer, nous avons la chance d’en voir plusieurs.

Après cette petite visite d’1/2h, nous reprenons le scooter direction les Chocolate Hills. La route est toujours superbe, des rizières, des bœufs, la « man made forest road ».

Arrivées aux Chocolate Hills, nous faisons comme tout le monde, nous montons sur la plateforme, la seule qui permet d’avoir une vue à 360°. Il fait vraiment très chaud, et même si c’est vraiment impressionnant et magnifique nous ne restons pas longtemps car il n’y a pas d’ombres pour s’abriter.

Sur le chemin du retour, nous nous arrêtons faire des photos d’un élevage de coqs. Il faut savoir qu’aux Philippines, tous les dimanches, des combats de coqs sont organisés et que 30 millions de coqs meurent tous les ans.

Ile de Negros

Le lendemain nous partons pour notre dernière île : Negros avec le ferry de 7h30.

Nous décidons que ces derniers jours seront consacrés au repos et au snorkeling. Du bord de l’hôtel qui donne directement sur la mer, nous allons voir les poissons et coraux qui sont jolis mais peu nombreux.

Nous irons nous promener à Dumaguete sur le bord de mer, mais nous sommes très déçus par l’ambiance. Nous sommes choquées de voir sur les vitrines d’un supermarché les visages et les noms des terroristes recherchés, ça n’est pas très rassurant.

Le lundi, nous partons pour Apo Island avec le bateau de 7H. Pas le choix, il n’y a pas de bateau public comme annoncé dans les guides, nous devons payer un bateau pour 6 alors que nous ne sommes que 4 (750 pesos / pers).

Arrivées sur l’île, il faut payer 100 pesos pour accéder à la réserve, puis 150 pesos par personne pour faire du snorkeling dans la zone des tortues (car un guide est obligatoire).

Nous en prenons pleins de yeux : tortues, serpent noir et blanc, poissons tropicaux, coraux colorés en pleine forme (dommage que nous ayons eu un petit soucis avec l’appareil photo qui a pris des videos flous).

Nous trouvons une plage privé où nous payons 100 pesos/pers pour y passer l’après midi, c’est paradisiaque !

Retour à l’hôtel en minibus en passant par un petit marché situé près d’une église.

Nous profitons de notre dernière soirée sur cette plage en contemplant le coucher de soleil.

Le lendemain, nous reprenons un vol pour Manille et passons la soirée sur un rooftop. Le mercredi, les vacances sont finies, nous repartons chacune de notre côté.

Quelques notes personnelles :

J’ai trouvé l’état des routes particulièrement bon, conduire un scooter était un plaisir, peu de circulation (sauf dans les grandes villes) et les gens conduisent plutôt sagement.

J’ai été choquée de voir des policiers armés partout, même dans les petites boutiques (je n’ai plus l’habitude en Chine).

Nous avons été agacées par les centaines de « hello » venant d’hommes nous faisant des signes pas très catholiques, mais avons adorées tous les enfants et femmes qui nous saluent partout.

Nous étions soit disant en période pleine, mais nous avons croisées que très peu de touristes (un peu plus sur l’île de Negros), et pourtant les hôtels affichaient complets. Mais où sont les touristes?

Nous avons été choquées de ne pas trouver sur l’île de Cebu et Bohol de petites échoppes vendant des fruits, légumes, gâteaux, eau comme on peut trouver un peu partout dans les pays voisins.